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Auberges
Petit-déjeuner marocain dressé sur une table, devant la rambarde en bois d'une terrasse et les toits verts d'Akchour

Akchour : dormir au pied des cascades, dans le parc de Talassemtane

Publié le 17 septembre 2026 5 min de lecture

Akchour, c’est d’abord un bruit : celui de l’eau, en permanence, au fond d’une vallée du Rif. Le village est un point d’entrée du parc national de Talassemtane, à 30 km de Chefchaouen, et il se visite les pieds dans l’eau plus souvent qu’à sec. Voici ce que les sources officielles disent de ce coin de montagne, et où y passer la nuit.

Où est Akchour ?

Akchour est un petit village du nord du Maroc, situé à 30 km de Chefchaouen, sur la route d’Oued Laou, au fond de la vallée de Talembote. Il attire de plus en plus de visiteurs depuis l’ouverture du parc naturel de Talassemtane : c’est cette proximité, et non une infrastructure touristique, qui a fait sa réputation.

L’Office National Marocain du Tourisme place d’ailleurs les cascades d’Akchour et le parc de Talassemtane en tête des cinq sujets les plus populaires de Chefchaouen, devant la Grande Mosquée, les magasins de tapis et l’ancienne médina.

Qu’est-ce que le parc de Talassemtane ?

Un parc national du Rif, sur la dorsale calcaire du Rif centro-occidental, au nord du Maroc. Les chiffres tiennent dans un tableau.

RepèreCe que disent les sources
Superficie58 950 hectares, soit 589,5 km²
Altitudesde 350 à 1 050 mètres
Créationoctobre 2004, pour conserver les dernières sapinières menacées du Maroc
UNESCOinscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial le 12 octobre 1998, en catégorie naturelle
Précipitationsde 500 mm par an dans les vallées orientales à plus de 2 000 mm sur les sommets
Floreplus de 1 380 espèces végétales recensées, dont 47 endémiques du Maroc

Le parc fait partie de la Réserve de biosphère intercontinentale de la Méditerranée. Il abrite les seuls sapins d’Espagne indigènes du Maroc, au cœur du parc, sous le plus haut niveau de protection, ainsi que le cèdre de l’Atlas, menacé. Côté faune : macaque de Barbarie, loutre, lynx, tortue grecque, et plus de cent espèces d’oiseaux dont le gypaète barbu — de quoi valoir au parc un classement en zone importante pour la conservation des oiseaux par BirdLife International. La liste des espèces qui motivent ce classement vaut le détour : perdrix gambra, engoulevent à collier roux, pic de Levaillant, fauvettes passerinette et mélanocéphale, étourneau unicolore, rougequeue de Moussier, traquets oreillard et rieur.

La flore, elle, tient dans un alignement de noms latins que les botanistes citent toujours dans le même ordre : Abies maroccana, le sapin du Maroc, endémique, qui y constitue la forêt la plus originale ; Cedrus atlantica, le cèdre de l’Atlas ; puis les chênes, les pins, Tetraclinis articulata, Buxus balearica et Olea silvestris. La région a fait l’objet d’une reconnaissance scientifique multidisciplinaire de l’Institut Scientifique de Rabat dès juillet 1961, et les informations disponibles restent, de l’aveu même des sources, peu nombreuses.

Que voit-on sur place ?

Les attractions du parc citées par les sources sont le Pont de Dieu, une formation naturelle en forme de pont, et les villages d’El Kalaá et d’Akchour. La proximité de Chefchaouen, destination touristique très fréquentée, fait du parc un but de randonnée courant : les sentiers des montagnes alentour sont décrits par l’Office National Marocain du Tourisme comme un terrain de marche remarquable, qui ouvre sur un autre Maroc, celui de la chaîne du Rif.

Le paysage, lui, est fait de sommets en dômes ou en pics — le Jebel Tissouka surplombe Chefchaouen —, de falaises et de gorges profondes et étroites.

Quand y aller ?

Le parc s’étage du bioclimat subhumide tempéré, à basse altitude, jusqu’au perhumide froid à très froid sur les hauts reliefs. Traduction pratique : la vallée d’Akchour est la partie douce, les crêtes sont une autre affaire. L’enneigement est décrit comme peu important, mais les précipitations sont considérables, de 500 mm par an dans les vallées orientales à plus de 2 000 mm sur les sommets. L’eau que tu viens voir vient de là — et une vallée qui reçoit autant d’eau se traverse avec de bonnes chaussures.

Et Chefchaouen, dans tout ça ?

À 30 km, la ville bleue mérite une journée. Bâtie à flanc de montagne, ses façades teintes de bleu et de blanc lui donnent cet air irréel qui a fait sa réputation. Sa médina est petite mais authentique : y emprunter les venelles, c’est se mêler à la population locale et sentir les arômes du quotidien, le pain sorti du four, les tajines. Sa kasbah, au milieu du vieux quartier, abrite des jardins luxuriants — un havre de fraîcheur au cœur de la ville — et un musée où l’on trouve une collection d’armes anciennes, des photos de la cité et des textiles.

L’Office National Marocain du Tourisme range de son côté l’artisanat de Chefchaouen, son musée ethnographique et la source de Ras Elma parmi les incontournables de la ville.

Combien de route pour arriver jusque-là ?

Chefchaouen est le point de passage obligé, et l’office donne des distances routières précises : 64,9 km et 1 h 26 depuis Tétouan, 112,4 km et 2 h 11 depuis Tanger, 194 km et 3 h 24 depuis Fès. Ajoute ensuite les 30 km qui mènent à Akchour par la route d’Oued Laou. Autrement dit : on ne passe pas à Akchour par hasard, on y va.

Où dormir à Akchour ?

L’adresse que nous connaissons sur place est en bas de page, avec un lien pour en parler directement sur WhatsApp. Si tu veux d’abord choisir ta région, va voir les six régions que nous couvrons. Et pour une autre montagne marocaine, plus haute et plus froide, notre guide d’Ifrane et du lac Dayat Aoua t’emmène dans le Moyen Atlas.

Questions fréquentes

Akchour est-il loin de Chefchaouen ?

Akchour se trouve à 30 kilomètres de Chefchaouen, sur la route d'Oued Laou, au fond de la vallée de Talembote. C'est la proximité de Chefchaouen qui en fait une destination de randonnée courante.

Qu'est-ce que le parc national de Talassemtane ?

Un parc de 58 950 hectares sur la dorsale calcaire du Rif centro-occidental, créé en octobre 2004 pour conserver les dernières sapinières menacées du Maroc. Il fait partie de la Réserve de biosphère intercontinentale de la Méditerranée.

Quelle faune peut-on croiser sur les sentiers ?

Le parc abrite des espèces endémiques et rares : macaque de Barbarie, loutre, lynx. Plus de cent espèces d'oiseaux y ont été observées, dont le gypaète barbu, ce qui lui vaut d'être classé zone importante pour la conservation des oiseaux par BirdLife International.

Y a-t-il de la neige en hiver à Akchour ?

L'enneigement est décrit comme peu important sur le parc de Talassemtane. En revanche les précipitations sont fortes : de 500 mm par an dans les vallées orientales à plus de 2 000 mm sur les sommets des montagnes.

Les adresses de ce guide

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Sources

Langue
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